Archive de Tag pour ‘appartenance’.

Hiatus : « solution de continuité, espace entre deux choses dans une chose. Interruption.»  Provient du latin hiare : être béant.

Je cherchais les mots pour traduire mon état d’esprit et expliquer ma trop longue absence en ce début d’année.  Voilà : je me sens béant.  Une plaie.  Un gouffre.

Passage à vide.   Une succession de grippes m’aura mis moralement K.O.   Je file un mauvais coton.  C’est la saison… Lire la suite »

Un mot en réponse à certaines réactions d’inconfort face à cette­ “manie” que j’ai (avec d’autres) de toujours chercher à définir et à mieux cerner les contours de notre art.  On me reprochera qu’en tentant de déterminer “ce qui en est”, j’exclus d’office le reste… qui n’aurait plus droit de citer. Or, pour moi, affirmer que certaines manifestations artistiques correspondent moins à ma définition du conte (comme pratique, pas comme genre littéraire), ne signifie certainement pas qu’elles n’ont pas leur place dans toutes sortes d’amalgames et d’expériences de métissage qui peuvent enrichir tous les arts.   Lire la suite »

Une version condensée de ce billet a été publiée dans la section « Prise de parole » du site des éditions Planète Rebelle.

La récente fête nationale qui s’est tenue sous le thème « Entrez dans la légende » m’a troublé à divers égards.  À priori, je crois évidemment qu’il faut nous réapproprier notre patrimoine oral.  Pour moi, c’est notre assise, nos racines.  J’en ai souvent parlé sur ce blogue.  Jusqu’à récemment, je trouvais que les conteurs et observateurs du milieu qui s’inquiétaient de la calcification, voire de la muséification du conte s’en faisaient pour rien.  Je n’en suis plus aussi sûr… Lire la suite »

Ces jours derniers, j’ai découvert via Facebook des cousins à Tenir conte.  D’abord, Jean-Pierre Mathias, conteur breton contact du chanteur, conteur et ethnologue Robert Bouthiller. En parallèle avec son site professionnel, M. Mathias anime un blogue fort chouette: Contes et merveilles.

Puis, via Jean-Pierre Mathias, j’ai découvert le blogue Arrête de faire des histoires !… du conteur vendéen Frédéric Mahé. (Si vous lui trouvez effectivement un air de famille avec mes carnets, c’est que Mahé et moi utilisons tous deux le thème Tarski de WordPress).  Ce blogue est une véritable mine de renseignements en conte, mais aussi en mythologie, domaine d’intérêt du blogueur.

Personnellement, j’y trouve des réflexions sur des thèmes qui me tiennent à coeur. Ainsi, ce billet sur le storytelling, sujet à propos duquel je planifiais écrire depuis un bon moment, tant ce phénomène de récupération de la narration m’inquiète.

Sur ce dernier site, suite à un billet de Mahé datant de 2009, une discussion bat son plein autour de la question de la liberté des conteurs en rapport avec la variabilité des récits issus de la tradition.  Les échanges m’ont suffisamment intéressés pour que je me jette à l’eau à mon tour…

Ça fait quand même du bien de se sentir partie d’une famille d’esprit!

Quelques mots sur qui est Bruno de La Salle – ou BLS comme j’ai entendu des gens du milieu l’appeler – et sur les raisons pour lesquelles je tenais absolument à la voir conter… jusqu’à braver des conditions routières pas évidentes un peu plus d’une semaine avant Noël 2010.  (Merci à la fée Mirage, notre conductrice, et à l’ange Gabriel avec qui j’ai fait le voyage!)

Déjà, sa présence au Québec tenait pour moi de l’inespéré, alors que je m’étais résolu à ne jamais le voir et l’entendre en personne.  (Le voyage en France est difficilement envisageable pour moi dans le moment.) Tout au plus, j’espérais me rabattre sur ses livres et ses enregistrements.  Merci à Sylvi Belleau (Théâtre de l’Esquisse), Jacques Falquet, Dominique Renaud et à tous ceux qui ont rendu sa visite possible…

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Mercredi dernier, 29 septembre, j’ai manqué la date anniversaire de ce blogue.  Je préparais le spectacle que j’ai donné au Musée des religions du monde de Nicolet le vendredi 1er octobre (et qui s’est bien passé, merci).  Tout à ma pratique, j’ai oublié qu’il y avait déjà un an que je sévissais à cette adresse Web.

C’est que les choses vont trop vite.  Un an et une cinquantaine de billets plus tard, le conte prend plus que jamais de la place dans ma vie déjà pourtant pas mal occupée par un autre travail et une famille…  J’ai la chance d’avoir monté un spectacle qui intéresse et qui est supporté par une bourse au niveau municipal, je suis plus intéressé et curieux que jamais de la littérature orale sous ses différentes formes.  Et les choses s’accélèrent: la 18e édition du Festival Les jours sont contés en Estrie la semaine prochaine, une formation avec Marc Aubaret du Centre Méditerranéen de Littérature Orale à la fin octobre sur l’histoire de cette littérature, le colloque du Regroupement du conte au Québec en novembre, d’autres spectacles en novembre (Drummondville en solo, St-Hyacinthe en duo) et décembre (Sherbrooke en solo, North Hatley en collectif)…  L’univers du conte vibre autour de moi et me fait vibrer alors que j’ai vraiment l’impression de faire partie de ce tout, à ma petite échelle.  De quoi écrire encore quelques billets…

Et pour cela je vous remercie chaleureusement, lecteurs de ce carnet, proches ou lointains.  Vous contribuez par vos clics et vos commentaires à faire que mes réflexions en ligne ne soient pas qu’une plongée solitaire dans le flou d’un miroir, mais qu’elles aient des échos, peut-être l’amorce de contacts, voire d’une communauté.

Parce que vous donnez encore davantage de sens à cette aventure.

Cet été, j’ai lu Fantasy Freaks and Gaming Geeks: An Epic Quest for Reality Among Role Players, Online Gamers, and Other Dwellers of Imaginary Realms de Ethan Gilsdorf. Mi-parcours personnel, mi-enquête journalistique, j’ai failli ne pas acheté le bouquin parce que je me disais que j’aurais pu l’écrire moi-même…  En effet, de douze à trente-trois ans, j’ai été un adepte – solide - de jeux de rôles de table (ou « avec papier, crayons et dés », ce qui les distinguent de leurs cousins informatisés).  Comme toujours, jouer ne me suffisait pas: il me fallait comprendre comment ça marchait, pourquoi on jouait. Mon mémoire de maîtrise a donc porté sur la question…

Quand j’ai réalisé que le père de Gilsdorf avait été mon patron à Concordia (il était responsable du Département de communications où j’ai fait ma maîtrise et donné ma première charge de cours) et surtout quand j’ai lu que la mère de cet auteur avait été « transformée » par un anévrisme, au point qu’il avait l’impression qu’elle était devenue quelqu’un d’autre…  J’ai trouvé que l’accumulation de coïncidences et de liens avec ma propre vie commençait à être troublante…  J’ai donc passé à la caisse et payé.

Finalement, le livre s’est avéré un excellent achat. Gilsdorf est touchant alors qu’il se présente comme un geek qui s’assume mal (ou que sa blonde assume mal, c’est selon) qui part en quête de son identité profonde à travers la visite de sous-cultures et fandoms connus et… moins connus (j’avoue que le wizard rock m’a laissé pour le moins troublé). Bien que l’image des geeks ait beaucoup changée dans les médias (la seule lecture de l’entrée Wikipédia sur le terme vaut la peine!), il est vrai qu’il me reste une certaine pudeur à parler de mon hobby d’adolescence, du temps, de l’énergie ou de l’argent que j’y ai consacré.  Je me souviens d’une autre étudiante à Concordia qui se scandalisait de tout ce talent et cette intelligence mis au service de « problèmes qui n’existent pas, alors qu’il y a plein de vrais problèmes autour de nous ».

Pourtant, ces jeux ont été à la base d’une partie de ma vie sociale à l’adolescence, au début de l’âge adulte et jusqu’à ce que je devienne père de famille (passage qu’observe d’ailleurs Gilsdorf).  Ils m’ont permis d’apprendre l’anglais, de mieux comprendre la politique et l’histoire (à partir de l’époque médiévale, mais il est certainement possible d’extrapoler…), de briser l’isolement une fois arrivé dans de nouvelles villes, etc.  Grâce à ces jeux, j’ai fréquenté des gens que je considère encore comme mes meilleurs amis (nous avons «virtuellement » tellement voyagé ensemble!).  Nous étions alors loin de soupçonner l’influence que cette forme de loisir allait avoir sur le développement de l’informatique, de la culture populaire, les jeux vidéos et, aujourd’hui, sur certaines expériences de pointe dans le domaine de la formation.

Surtout, la conception commune d’histoires alors que les joueurs incarnent des personnages qui interagissent avec l’univers qu’a conçu le maître de jeu reste une modalité de création collective qui ne m’apparaît pas avoir été égalée. Je crois pouvoir y retracer les germes de ma passion pour le conte qui s’y est nourrie d’archétypes de héros, de monstres provenant de toutes les cultures et de trésors magiques fabuleux.  Le niveau d’engagement et d’immersioimaginaires que l’on atteint dans les moments intenses de jeu est particulièrement puissant.  C’est ce que les spectateurs de conte recherchent quand ils disent « ne plus être assis dans la salle à écouter le conteur », mais bien « être très loin, dans l’histoire ».  De même, les joueurs de rôle oublient à certains moments le sous-sol, la pizza, les dés et les figurines qui traînent sur la table…  Ils sont un cyborg elf noir, un espion kender, un gnome illusionniste ou un moine karatéka dans les Royaumes oubliés, au confins de la galaxie, sur Athas, Tareh, Al Amarja, dans les rues de Vimary, Laelith ou Sanctuary…  Ethan Gilsdorf écrit:

…« If they won’t write the kinds of books we want to read, we shall have to write them ourselves, » Tolkien wrote to his buddy C.S. Lewis [...] Like Tolkien and Lewis, JP and I and the rest of the gang told riddles in the dark – in person, every Friday night, in someone’s living room. [...] Playing D&D we became bards, storytellers, and entertainers. We played roles – fighter, cleric, magic-user, thief – and we played face-to-face, and made a better place for us. We helped each other through [...] « the labyrinth of being a teenage boy. »

Je n’ai pas abandonné le JdR [acronyme de « jeu de rôle »] parce que je me suis lassé de la formule.  Ou plutôt oui… Je me suis épuisé à cause du  temps de préparation considérable requis pour ce qui n’est souvent qu’une seule représentation/partie devant quelques personnes, si proches et engagées soient-elles  (C’est beau l’éphémère, mais tout de même…). Néanmoins, je m’ennuie du jeu et de la camaraderie qui l’entourait alors qu’il constituait des références juste assez hermétiques pour nous permettre de distinguer entre ceux que l’imaginaire rebutait et ceux qui nous ressemblaient.

J’ai encore plusieurs livres présentant différents jeux (des « mondes en boîte » comme quelqu’un l’a déjà écrit) et je me promets bien de faire connaître ce loisir à mes enfants un jour.  Ils décideront ce qu’ils font de cette découverte, alors que les jeux de leurs adolescences risquent d’être passablement plus numériques… [voir mon billet sur le storytelling transmédia]

S’il n’explore pas nécessairement de nouvelles avenues dans son livre, Gilsdorf offre des pistes pertinentes pour comprendre le besoin d’évasion des joueurs, adeptes de science-fiction ou de médiéval-fantastique qu’il est amené à côtoyer pendant sa rédaction.  Dans le chapitre « Being a hero ain’t what it used to be », il évoque le besoin de faire partie de quelque chose de plus grand que soi avant de mourir, ce que j’ai déjà appelé le « besoin de sens » [voir ma page « Pourquoi je conte »]:  ”We do want to feel part of a larger narrative, which is to say, we fear death and want to be remembered. We desire immortality.

Je me permets de citer et faire miennes quelques phrases de sa conclusion parce qu’elles font écho à ma situation et à mon désir de conter:

I will always struggle with some dissatisfaction with reality. Simple pursuits – folding laundry, mowing the lawn, watching American Idol – can seem paralyzingly dull when compared to the exploits of that parallel Ethan in a faraway land.  But that’s real life. I would always be a fantasy freak, even if I wouldn’t always indulge it. [...]

But for most of us, it’s not mind-numbing escapism we seek. It’s a second chance. [...] Perhaps storytelling would create that better kingdom.  Perhaps a world might be fashioned – in my mind, anyway – where my mother might make her saving throw [NDLR: littéralement « jet de survie », une règle de jeu qui permet à un personnage d'échapper à un sort funeste] and live again whole and complete. A new story to make up for past suffering.  A new realm where we all might have a second chance. Is this not the gift of imagination? »

J’ai (re?)commencé à chanter « Au chant de l’alouette » à mes enfants depuis que je l’ai réentendue d’un chansonnier à la St-Jean (Jérôme Fortin, du groupe Galarno, mais que je connaissais des Musique à bouches). C’est archi-connu, mais je l’avais complètement oubliée.

Il m’apparaît important de chanter ces chansons à nos enfants. Quand ils les chanteront à leur tour, ces pièces n’auront pas la même résonance émotive que les autres…

Avec « Aux marches du palais » (redécouvert grâce à Nicolas Pellerin et ses Grands hurleurs) et « Fendez le bois, chauffez le four », c’est le tout petit héritage de chansons qui me vient de ma prime-jeunesse (je ne sais même plus d’où). J’aime bien les autres chants trad que j’ai appris à l’âge adulte, mais ceux-là me touchent « ailleurs » quand je les chante

J’ai déjà moi aussi déploré le fait que l’on se retrouve souvent seul devant son miroir à pratiquer ses histoires.

Il m’est cependant difficile de parler de la solidarité du milieu ou non, notamment parce que je connais relativement peu la situation à Montréal et à Québec (des lieux où le « milieu » compte assez de personnes pour qu’il y ait solidarité ou non).  Je ne peux que déplorer la situation que je constate de l’externe : il y a des « gangs »… et pas toujours beaucoup d’échanges entre ces clans.  Ce réflexe clanique est assez naturel quand on y pense.  Qui s’assemble se ressemble et l’on fraie plus volontiers vers ce qui nous est connu et familier.  C’est vrai que l’on y perd tout ce que les uns et les autres pourraient s’apporter.

En Estrie, j’ai déjà écrit que le Cercle des conteurs des Cantons de l’est formait un groupe serré, dont les rapports débordent souvent ceux reliés strictement au conte (on se visite, nos familles se côtoient, etc).  Il faut probablement nuancer ce portrait: Y’a ceux qui se sentent exclus, ceux qui choisissent de s’exclure eux-mêmes, ceux qui viennent nous voir et repartent parce que « ça ne colle pas ».  Même dans le « noyau », le fait est que l’implication des uns et des autres reste assez variable, notamment selon les responsabilités et occupations de tous et chacun.

Vrai que souvent l’on compte sur les autres conteurs pour être spectateurs des spectacles de conte…  (Et je reste convaincu qu’il est sain et nécessaire d’en voir beaucoup, de voir évoluer nos collègues, de découvrir de nouveaux talents.  Ça fait partie intégrante de l’auto-formation!).  Sauf que les activités de conte se multiplie et il devient difficile d’être présent à tout.  Je sais pour ma part que j’ai manqué cette année seulement au moins deux spectacles que je tenais absolument à voir, et ce pour des raisons bêtes de synchronisation avec d’autres obligations personnelles.

Constatons enfin que différentes personnes font du conte pour différentes raisons, avec des niveaux de priorité changeants, ce qui explique parfois ce degré d’implication variable, la participation ou non à des activités de pratique ou de formation.  J’ai plus d’une fois été déçu parce qu’un ou une collègue préférait une autre activité de loisir ou « mettait le conte de côté pour un certain temps ».  Ainsi va la vie, difficile de reprocher à un coeur d’aimer… puis d’aimer moins et de voler vers d’autres cieux.

En Estrie, notamment, plusieurs conteurs sont également parents de jeunes familles…  La conciliation travail-loisir-famille, ça se vit aussi dans le milieu du conte.  Cela n’excuse pas tout, mais ça permet de relativiser et d’être philosophe.

Pour moi, une partie de la solution au problème du manque de participation passe par la formation de jeunes conteurs (de niveau collégial et universitaire, disons) et celles de conteurs aînés (pré-retraités et retraités).  D’abord, il y a là une diversité d’expériences et une richesse intergénérationnelle à exploiter.  Par ailleurs, ce sont des gens avec davantage de temps à consacrer à une passion nouvelle…  La contrepartie: ces gens ont souvent beaucoup de passions nouvelles!

Pour une chronique dans un magazine littéraire, on me demande « Comment se porte le conte au Québec?  Qu’est-ce qui explique cet état de fait? »  Euh…  C’est à moi que vous demandez ça?

J’ai évidemment ma petite idée personnelle là-dessus, mais je ne suis pas organisateur, ni membre du C.A. du Regroupement du conte au Québec (RCQ) ou du Conseil québécois du patrimoine vivant (CQPV).  Je ne gagne pas ma vie en contant ni ne vend des livres de contes…  Ce que j’essaie de dire, c’est que ma perspective est forcément très partielle, régionale, provenant d’un conteur du dimanche qui observe le milieu par sa très petite lorgnette.

Et puis d’abord, c’est qui le milieu? Les conteurs professionnels?  Les conteurs d’expérience?  Le bouillonnement des conteurs émergents?  Les membres en règle du RCQ?  Les organisateurs de festivals ou de soirées régulières?  Comment savoir où je me situe par rapport à quelque chose d’aussi mouvant?  Pour savoir si on est dans la marge, faudrait encore trouver le centre.  Tenez, ça fait penser à l’histoire de l’enfant qui lance ses flèches puis dessine les cibles autour et ainsi semble viser juste à tout coup…

En tous les cas, ça a donné le paragraphe suivant, farcis de plusieurs lieux communs.  Je vous invite évidemment à commenter, critiquer, préciser, corriger, etc.  D’ailleurs, auriez-vous fait mieux?  Qu’auriez-vous répondu à cette épineuse question?   Partagez, on en sera tous plus savants.

« Je dirais qu’il existe un dynamisme certain dans le milieu (multiplication des festivals, des soirées de contes, des cercles de conteurs), mais qu’il est miné par une extrême fragilité. Comme c’est le cas pour d’autres formes d’art, le public ne connait que certains aspects du conte et continue souvent de croire qu’il s’agit d’histoires qui ne servent qu’à faire rire les bûcherons ou à distraire les enfants.  Pourtant, comme chaque conteur ou conteuse porte sa parole de manière souvent très personnelle, il en résulte un foisonnement de styles (contes urbains, contes de création, contes militants, contes philosophiques, etc.).  À la limite, chacun est certain d’y trouver son compte (conte?). La tragédie est de voir que des conteurs qui bourlinguent depuis vingt-trente ans (Jocelyn Bérubé, Alain Lamontagne, Michel Faubert) ne sont que très peu reconnus pour leur apport artistique pourtant considérable.  Il me semble que les médias ont un rôle important à jouer dans la présentation d’un portrait plus juste de cet art complètement en phase avec notre époque où l’on s’interroge sur la mémoire, la transmission des connaissances, les relations interculturelles, intergénérationnelles, etc. »

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