Commentaire d’une animatrice de Taï Chi sur la trop grande rapidité des mouvements de ses élèves (dont je suis): « Il y a des personnes qui n’aiment pas faire de la route et qui ne veulent qu’arriver à destination.  Prenez votre temps.  Respirez. La manière d’exécuter le mouvement est aussi importante que de le compléter.  En Taï Chi, il faut aimer faire de la route. »

En conte aussi, je crois.

On répète souvent que le trajet est aussi important que la destination.  Quand je constatais avoir de la difficulté à assumer la fin de mes histoires, j’ai l’impression que c’est parce que je vois la ligne d’arrivée poindre à l’horizon et que je sprinte pour m’y rendre.  Pourtant, après avoir travaillé si fort pour tout installer, il faudrait goûter chaque instant et chaque mot…

Du coup, je comprends mieux pourquoi plusieurs formateurs nous enjoignaient à pratiquer un art martial, yoga ou technique de relaxation quelconque.  Au-delà de l’entraînement physique et mental (déjà non-négligeable), y’a une philosophie sous-jacente qui peut apporter beaucoup à notre art.

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