[Le 16 octobre dernier, nous avons été plusieurs à rendre hommage à Petronella Van Dijk, ma fée-marraine, qui a porté le Festival à bout de bras pendant vingt ans. Quand on m’a approché pour que je rédige quelque chose à son attention, comment aurais-je pu refuser?  Si elle n’avait été là, je ne conterais pas.  Je m’étais déjà essayé au pastiche…  Il m’a semblé que c’était une belle occasion de récidiver.]

Mes bien chers frères et sœurs, si notre jubilaire d’aujourd’hui était moins humble et plus pieuse, elle nous aurait sans doute déjà enseigné la prière suivante… dont je vous demanderais de répéter le dernier vers de chaque strophe.  Vous n’êtes pas obligés de vous agenouiller.

Prière pour Petronella

Je vous salue Tini

Pleine d’amours immodérés
Pour les histoires, les artistes et les fleurs
(pas nécessairement dans cet ordre)
Pour les porteurs de sagesse
Du plus grand au plus humble. [L’assemblée répète le dernier vers.]

Permettez que nous répandions avec la même fougue
Vos passions contagieuses
Puisque Littorale, ce fruit de vos entrailles,
Se renouvelle et fleurit. [L’assemblée répète.]

Entremetteuse artistique, instigatrice de rencontres magiques
Créatrice de moments de grâce
Ne regardez pas les trois ou quatre projets de trop, ceux qui dépassent
Mais continuez de nous convier à d’autres belles folies
Trop souvent simultanées
Car vous êtes bénie entre tous les fêlés
Ceux qui laissent passer la lumière. [L’assemblée répète.]

Donnez-nous encore d’aller vers nos semblables
De nous ouvrir au monde par l’imaginaire
Faites de nous des polyglottes culturels
Pour que nos différences soient toujours sources de fêtes. [L’assemblée répète.]

Fée marraine, accoucheuse de nouveaux conteurs
Continuez d’être exigeante envers les autres
Comme vous l’êtes tout autant pour vous-même
(Espèce d’anxieuse insomniaque droguée de tisane!) [L’assemblée répète.]

Que nous travaillions encore davantage nos histoires
Que la qualité soit toujours au rendez-vous
Que le conte ne soit plus jamais un art mineur. [L’assemblée répète.]

Saine Tini, mer supérieure
(un lac, c’est trop petit quand on voit si grand)
Vibrez pour nous, rêveurs
Maintenant, et de plus en plus fort. [L’assemblée répète.]

Amen
[Ou, comme dirait Frère Faubert ] ALLÉLUIA !

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