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[Le 16 octobre dernier, nous avons été plusieurs à rendre hommage à Petronella Van Dijk, ma fée-marraine, qui a porté le Festival à bout de bras pendant vingt ans. Quand on m’a approché pour que je rédige quelque chose à son attention, comment aurais-je pu refuser?  Si elle n’avait été là, je ne conterais pas.  Je m’étais déjà essayé au pastiche…  Il m’a semblé que c’était une belle occasion de récidiver.]

Mes bien chers frères et sœurs, si notre jubilaire d’aujourd’hui était moins humble et plus pieuse, elle nous aurait sans doute déjà enseigné la prière suivante… dont je vous demanderais de répéter le dernier vers de chaque strophe.  Vous n’êtes pas obligés de vous agenouiller. Lire le reste de cette entrée »

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[NDLR: Alors que Le 20e Festival Les jours sont contés en Estrie s’ouvre sur des températures très automnales (soleil-pluie-neige-froid), mon amie Alice est en Martinique pour un autre festival d’autant plus dépaysant.  Elle a accepté de jouer la « correspondante à l’étranger » pour Tenir conte.  Bon voyage!]

Fort-de-France, quartier « Redoute ». Quelques impressions de début de voyage…

On a droit à de belles ondées tropicales, cette nuit c’était impressionnant…
Aujourd’hui, la pluie prévient de son arrivée en tambourinant au loin sur les toits: tagada, tagada, j’arriiive ! Lire le reste de cette entrée »

Le prétexte du « 5 en 5 »:  samedi le 29 septembre 2012, ça fera trois ans que je sévis sur ce blogue.  J’ai actuellement 95 billets à mon actif.  J’aimerais atteindre le chiffre magique de 100 billets pour le troisième anniversaire.  Je dois donc rédiger cinq billets dans les cinq prochains jours.  Ils seront forcément plus courts, plus spontanés et plus proches de ma relation quotidienne au conte, mais ça pourrait s’avérer intéressant me semble-t-il.

Samedi dernier, 23 septembre, j’ai assisté avec ma douce à un spectacle de la Compagnie Audigane à la Maison des arts de la parole (anciennement Productions Littorale).  Ils devaient nous présenter « Le mariage d’Atyek« , l’histoire d’un garçon qui devient vraiment un homme à l’occasion des trois nuits de son mariage.  Malheureusement, nous étions tout au plus une dizaine de personnes.  Il y a des récits qui requièrent une certaine énergie pour être dits.  À la place, nous avons eu droit à un florilège d’histoires tirées de différents spectacles, souvent des contes traditionnels « tsiganisés » fort habilement.  Et nous n’avons pas été déçu.  Quelle énergie d’Armelle la conteuse!  Quelle écoute pour Peppo, son mari musicien qui l’accompagne!  Quelle complicité ces deux-là !  Nous avons tellement aimé que nous y sommes retourné le lendemain avec nos enfants pour le spectacle « pour petites oreilles ».  Encore là, trop peu de public…  mais un très chouette spectacle pour les enfants.

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[Je vous rassure, il ne sera pas question ici de la bluette américaine Serendipity, traduit au Québec par Un heureux hasard (et plus platement en France par Un amour à New York) avec John Cusack et Kate Beckinsale… qui marchaient assez bien ensemble.]

Bernard Grondin m’écrit, à propos de mon dernier billet : « Mon travail utilise à satiété la sérendipité, terme que je ne connaissais pas ».  Et je dois bien avouer que je n’utilise moi-même cette expression que depuis peu, surtout en lien avec mon travail de veille. Je constate évidemment aussi que le travail de créativité, a fortiori en conte, bénéficie de l’apport de découvertes « sérendipiteuses » (l’adjectif est plus douloureux, non?).  J’en ai parlé lorsque j’évoquais mon « syndrome du cheval blanc« .

Calque de l’anglais, le terme serait pourtant attesté dès 1954 en français, du moins si on en croit (la passionnante entrée) Wikipédia.  Il semble que l’utilisation du Web et du zapping entre plusieurs sources d’information, où les occasions de « de réaliser une découverte inattendue grâce au hasard et à l’intelligence » se multiplient, est partiellement responsable d’une meilleure visibilité du concept.  J’aime aussi la notion d’ « accident heureux » (happy accident) ou celle du « don de faire des trouvailles » de certaines définitions. Dans d’autres cas, on parle même de « sérendipité systématique » et on flirte avec l’oxymore…

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Pendant ce temps, dans un tout autre univers…

La semaine dernière, dans un article intitulé « Le transmédia pour expérience », Le Devoir rapportait le battage médiatique entourant la sortie du dernier chapitre de la série de jeux vidéo Assassin’s Creed.

« La constellation de «la foi de l’Assassin» s’est déployée, entre autres, par le biais de bandes dessinées, de romans, de courts métrages […], d’un jeu Facebook, et même de vêtements dissimulant des codes secrets donnant accès à du contenu narratif en ligne exclusif.  Et c’est sans compter l’éventuel jeu pour iPad, annoncé pour la fin de l’année. La magnifique encyclopédie qui paraît ces jours-ci permet également d’embrasser l’ampleur de cette fiction en expansion »

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Le conteur et père de famille formé à l’études des médias que je suis (téléphage de surcroît) n’a pas manqué de s’apercevoir qu’on lançait en grande pompe, au mois d’avril dernier, une nouvelle série télé destinée aux enfants d’âge préscolaire: 1, 2, 3… Géant, souvent décrite comme un conte télévisuel. Du reste, il était difficile de ne pas le savoir, avec trois ministres (Éducation, Culture, Famille) qui s’étaient déplacées pour l’occasion et toute la presse média et télé qui en parlait alors.  Tout le monde voulait s’associer au projet.

Les attentes sont… gigantesques.  Il faut dire que derrière l’émission on retrouve certains des concepteurs de plusieurs succès de la télévision jeunesse québécoise : Pin-pon, Cornemuse, Toc-toc-toc et, bien sûr, Passe-Partout.  Notamment Mme Carmen Bourassa, co-conceptrice et co-productrice, que j’ai eu la chance de rencontrer (mais j’y reviendrai). Lire le reste de cette entrée »

J’ai déjà évoqué ici ma fascination et mes réserves face au slam.  Mardi le 20 septembre dernier, à l’invitation du slamestre Frank Poule, je me suis rendu à la galerie Art Focus pour y entendre le fondateur du mouvement slam, Marc Kelly Smith, slampapi en personne. Un gamin de 61 ans avec une extinction de voix…  Je me disais que si quelqu’un pouvait m’aider à comprendre ce qui m’allumait et me questionnait en même temps dans cette forme d’art, c’était bien celui qui l’avait mise au monde.  Par ailleurs, je cherchais toujours à identifier des éléments qui « fonctionnent » dans le slam et qui pourraient être transposés au conte…

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Un mot en réponse à certaines réactions d’inconfort face à cette­ « manie » que j’ai (avec d’autres) de toujours chercher à définir et à mieux cerner les contours de notre art.  On me reprochera qu’en tentant de déterminer « ce qui en est », j’exclus d’office le reste… qui n’aurait plus droit de citer. Or, pour moi, affirmer que certaines manifestations artistiques correspondent moins à ma définition du conte (comme pratique, pas comme genre littéraire), ne signifie certainement pas qu’elles n’ont pas leur place dans toutes sortes d’amalgames et d’expériences de métissage qui peuvent enrichir tous les arts.   Lire le reste de cette entrée »

Une version condensée de ce billet a été publiée dans la section « Prise de parole » du site des éditions Planète Rebelle.

La récente fête nationale qui s’est tenue sous le thème « Entrez dans la légende » m’a troublé à divers égards.  À priori, je crois évidemment qu’il faut nous réapproprier notre patrimoine oral.  Pour moi, c’est notre assise, nos racines.  J’en ai souvent parlé sur ce blogue.  Jusqu’à récemment, je trouvais que les conteurs et observateurs du milieu qui s’inquiétaient de la calcification, voire de la muséification du conte s’en faisaient pour rien.  Je n’en suis plus aussi sûr… Lire le reste de cette entrée »

En rédigeant mon dernier billet sur l’écriture de nouveaux contes, j’avoue que j’avais espoir qu’un certain nombre de conteurs qui pratiquent le conte de création – dont Nicolas Rochette – y répondent.  Or, voilà que Nicolas publie sur la page Facebook de Planète Rebelle un manifeste (!?) passionnant intitulé « Oser voir les frontières ».  Ce n’était probablement pas son intention, mais je veux y voir une réponse même si Nicolas se situe clairement au-delà du (vieux) débat que je voulais réinvestir.

Bien que de savoir repérer lesdites frontières soit un a priori (il s’agit pour Nicolas de « l’utilisation systématique de l’espace scénique, de l’instauration d’une valeur marchande de nos performances et de la linéarité du fil narratif du conteur qui DOIT être limpide » [mes emphases]), le sieur Rochette démontre bien qu’il est prêt à les transcender au nom de l’exploration et du développement de notre art.  Il invite les conteurs à le suivre.

Je prendrai certainement le temps de réagir à ce texte important.  Pour le moment, je voulais surtout signaler son existence.

Le seul défaut, c’est que ce n’est pour le moment accessible qu’à ceux qui ont un compte Facebook…

MAJ 30 juin 2011 : Planète Rebelle vient de publier le texte de Nicolas sur son blogue, dans la section « Prise de parole ».  C’est donc accessible à tous.