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En cadeau pour ses bénévoles du Festival, la Maison des arts de la parole nous a offert le 22 novembre dernier un conteur: Bob Bourdon / Robert Seven-Crows.  À travers les chants et autres contes, de sa belle voix il a raconté Oochigeas, la légende de la « petite brûlée » ou la Cendrillon amérindienne, amoureuse du chasseur invisible [dont Roch Voisine a apparemment fait une chanson… où il ne reste pas grand chose de la beauté du conte].

Croyez-le ou non, je ne l’avais jamais entendue auparavant (il paraît que Stéphanie Bénéteau la raconte pourtant depuis plusieurs années).  J’avoue avoir adoré la version de Bob…  au point d’avoir envie de la raconter à mon tour.  Moi qui n’aime pas beaucoup Cendrillon, la robe en écorce de bouleau et les mocassins trop grands m’ont fait craquer pour Oochigeas.  La bandoulière en arc-en-ciel du chasseur Invisible et son arc fait de la voie lactée m’ont fait rêver… Lire la suite »

[Ce texte est en fait la reprise et l’adaptation d’une contribution au numéro d’octobre-novembre 2009 du Bulletin du RCQ.  Dans le cadre du Festival, il visait à présenter le Cercle des conteurs des Cantons de l’est en lien avec les archives de l’évènement.  Le reprendre ici est un peu une façon de souligner l’importance que le Cercle – que j’ai contribué à fonder – a eu et continue d’avoir dans ma pratique.]

Né en 2003 du besoin de casser des contes et d’expérimenter avec filet , le Cercle des conteurs des Cantons de l’Est se réunit tous les
premiers mardis du mois. Généralement, une période où sont échangées des nouvelles est suivie d’un temps où ceux qui le souhaitent
peuvent raconter et recevoir des commentaires de leurs pairs. Cette rétroaction amicale leur permet de peaufiner leurs histoires avant d’affronter le « vrai » public.

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Ça a été ma révélation de cette 20e édition du Festival Les jours sont contés en Estrie: mon rapport à ces conteurs et conteuses d’outremer et d’ici qui nous rendent visite une ou deux fois par année, une fois aux deux, trois ans, est devenu familial.

Réentendre Guth Desprèz, Mike Burns, Jihad Darwiche, Michel Hindenoch, Marc Aubaret, Dan Yashinsky, Stéphanie Bénéteau, Nadine Walsh, Joujou Turenne, etc. c’est vibrer de nouveau à une parole connue, des intonations chaleureuses, confortables.  C’est me laisser bercer à leur manière d’être, de se tenir, de bouger.  À la limite, ce qu’ils racontent a peu d’importance… (mais, bien sûr, le fait que ce soit des histoires connues, des motifs séculaires, participe de cette impression de familiarité).  Les serrer dans mes bras, les embrasser, c’est retrouver des odeurs, des silhouettes familières, une corporalité où je suis comme en proximité de coeur.

(Je pense à Guth dont j’ai découvert avec tendresse qu’il me rappelle mon grand-père maternel, parti y’a déjà longtemps…) Lire la suite »

C’est tout bientôt.  Il reste moins de deux semaines.  Du 11 au 21 octobre 2012.  Et la ville sera envahie d’êtres chers aux verbes agiles.  C’est d’autant plus vrai que pour les 20 ans la Fée-marraine allait convoquer les fidèles, les visages qu’on a connu et que l’on demande à revoir sans quoi… Ça ne serait pas le Festival!  Je ne sais pas si les Estriens réalisent la qualité d’artistes qu’ils auront à proximité…

Qu’est-ce que le renard disait au Petit Prince déjà ?  Éplucher le programmes pour « s’habiller le coeur »… mais aussi parce que ça devient un marathon d’organisation avec la petite famille ! Lire la suite »

Du 1er au 5 août dernier, j’ai participé à Contes courants / Story Streams, la 20e conférence annuelle de Storytellers of Canada / Conteurs du Canada (SC/ CC) qui se tenait au Collège Brébeuf, à Montréal.  Comme c’était ma première participation à une activité de cette organisation, j’étais assez « outsider » pour avoir un regard externe.  J’en ai ramené plusieurs idées qui me semblent intéressantes pour le milieu du conte francophone (au Québec ou ailleurs).
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Hiatus : « solution de continuité, espace entre deux choses dans une chose. Interruption.»  Provient du latin hiare : être béant.

Je cherchais les mots pour traduire mon état d’esprit et expliquer ma trop longue absence en ce début d’année.  Voilà : je me sens béant.  Une plaie.  Un gouffre.

Passage à vide.   Une succession de grippes m’aura mis moralement K.O.   Je file un mauvais coton.  C’est la saison… Lire la suite »

Un mot en réponse à certaines réactions d’inconfort face à cette­ « manie » que j’ai (avec d’autres) de toujours chercher à définir et à mieux cerner les contours de notre art.  On me reprochera qu’en tentant de déterminer « ce qui en est », j’exclus d’office le reste… qui n’aurait plus droit de citer. Or, pour moi, affirmer que certaines manifestations artistiques correspondent moins à ma définition du conte (comme pratique, pas comme genre littéraire), ne signifie certainement pas qu’elles n’ont pas leur place dans toutes sortes d’amalgames et d’expériences de métissage qui peuvent enrichir tous les arts.   Lire la suite »

Une version condensée de ce billet a été publiée dans la section « Prise de parole » du site des éditions Planète Rebelle.

La récente fête nationale qui s’est tenue sous le thème « Entrez dans la légende » m’a troublé à divers égards.  À priori, je crois évidemment qu’il faut nous réapproprier notre patrimoine oral.  Pour moi, c’est notre assise, nos racines.  J’en ai souvent parlé sur ce blogue.  Jusqu’à récemment, je trouvais que les conteurs et observateurs du milieu qui s’inquiétaient de la calcification, voire de la muséification du conte s’en faisaient pour rien.  Je n’en suis plus aussi sûr… Lire la suite »

Ces jours derniers, j’ai découvert via Facebook des cousins à Tenir conte.  D’abord, Jean-Pierre Mathias, conteur breton contact du chanteur, conteur et ethnologue Robert Bouthiller. En parallèle avec son site professionnel, M. Mathias anime un blogue fort chouette: Contes et merveilles.

Puis, via Jean-Pierre Mathias, j’ai découvert le blogue Arrête de faire des histoires !… du conteur vendéen Frédéric Mahé. (Si vous lui trouvez effectivement un air de famille avec mes carnets, c’est que Mahé et moi utilisons tous deux le thème Tarski de WordPress).  Ce blogue est une véritable mine de renseignements en conte, mais aussi en mythologie, domaine d’intérêt du blogueur.

Personnellement, j’y trouve des réflexions sur des thèmes qui me tiennent à coeur. Ainsi, ce billet sur le storytelling, sujet à propos duquel je planifiais écrire depuis un bon moment, tant ce phénomène de récupération de la narration m’inquiète.

Sur ce dernier site, suite à un billet de Mahé datant de 2009, une discussion bat son plein autour de la question de la liberté des conteurs en rapport avec la variabilité des récits issus de la tradition.  Les échanges m’ont suffisamment intéressés pour que je me jette à l’eau à mon tour…

Ça fait quand même du bien de se sentir partie d’une famille d’esprit!

Quelques mots sur qui est Bruno de La Salle – ou BLS comme j’ai entendu des gens du milieu l’appeler – et sur les raisons pour lesquelles je tenais absolument à la voir conter… jusqu’à braver des conditions routières pas évidentes un peu plus d’une semaine avant Noël 2010.  (Merci à la fée Mirage, notre conductrice, et à l’ange Gabriel avec qui j’ai fait le voyage!)

Déjà, sa présence au Québec tenait pour moi de l’inespéré, alors que je m’étais résolu à ne jamais le voir et l’entendre en personne.  (Le voyage en France est difficilement envisageable pour moi dans le moment.) Tout au plus, j’espérais me rabattre sur ses livres et ses enregistrements.  Merci à Sylvi Belleau (Théâtre de l’Esquisse), Jacques Falquet, Dominique Renaud et à tous ceux qui ont rendu sa visite possible…

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