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affiche_imaginite-greytexturefinal-sans-info2Le 19 janvier dernier, j’ai vu le spectacle L’imaginite: contes absurdes et sensés du Baie-Comois Jérôme Bérubé. Je connaissais Jérôme pour avoir été l’un de ses collègues de stage et pour son implication au Conseil d’administration du Regroupement du conte au Québec.  Toutefois, je ne l’avais jamais entendu conter.  J’ai beaucoup aimé.

Puisque c’est illustré sur l’affiche qui annonce le spectacle, je ne crois pas révéler un trop grand punch en expliquant que le conteur nous présente d’entrée de jeu des pots Masson où il a entreposé ses différentes histoires.  Pendant le show, il ouvre un pot, fait « prendre l’air » à une histoire, la hume, la raconte, en choisit un autre…  Difficile de ne pas craquer pour cette candeur un peu flyée.

Outre la découverte d’un conteur qui promet, ce sont les réflexions que m’ont inspiré ce spectacle sur la notion de « liberté du conteur » qui intéresseront peut-être les lecteurs de ce blogue.

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camille_perronJ’ai déjà parlé ici de la difficulté à trouver des contes de Noël appropriés pour notre époque, intéressant à l’oral et où le mystère et la magie de Noël demeurent sans être trop teintés de religion…  Quelle ne fût pas ma joie de découvrir les contes de Noël écrits par le regretté Camille Perron [décédé en 1995], alias Pépère Cam, dans le recueil Le p’tit Rien-tout-neu’ et autres contes de Noël paru aux éditions Prise de parole en 1998.

Je pense avoir déjà mentionné mon intérêt pour le répertoire collecté en Ontario français par le père Germain Lemieux et dont les archives sonores sont toujours accessibles au Centre franco-ontarien de folklore (CFOF) à l’Université de Sudbury.  Le fait est que mon épouse vient de ces « lointaines contrées » et que mes enfants sont donc moitié franco-ontariens…  Comme je le suis un peu devenu par alliance!  Je me suis donc procuré le livre-disque de M. Perron en bouquinant au Centre FORA à Sudbury l’été dernier.  Je l’avais un peu mis de côté et je l’ai ressorti à l’approche des fêtes.  Je ne m’attendais à rien.  Mes beaux-parents m’avaient pourtant parlé de Pépère Cam, puis d’Ange-Émile Maheu, à sa suite…  Mais je n’avais pas réalisé l’imposant talent du bonhomme.  L’intérêt d’avoir la voix enregistrée sur disque, c’est que l’on prend la mesure de son aisance et de la convivialité qu’il réussit à créer avec son public. Lire le reste de cette entrée »

Toutes ces réflexions autour de l’immersion et de la sérendipité sont bien sûr inspirées par le projet sur lequel je travaille dans le moment avec les collègues Ours cordial, Ours insolite et Boucles d’or.  [Je me suis totémisé moi-même « Ours perplexe », pour vous servir…] Titre de travail : Le bal des ours.  Pour le 2oe anniversaire du Festival Les jours contés en Estrie (octobre 2012), nous sommes à préparer, vous l’aurez compris, un spectacle avec quatre histoires ursines (une par conteur).

Je m’attaque personnellement au conte de «Jean de l’ours » (AT 310B).  Un gros morceau.  Comme c’est un archétype qui existe dans les univers culturels européen, asiatique et amérindien, j’ai l’embarras du choix des versions… et des péripéties.  Pas de rareté ici; le travail en est plutôt un de filtrage des éléments qui me parlent le plus et de synthèse personnelle.  Si le début du conte est assez stable dans l’ensemble des versions que je lis, les derniers épisodes (notamment les aventures du héros dans « le monde souterrain ») vont dans plusieurs directions.  À moi de choisir ce qui me semble le plus signifiant pour en faire un récit cohérent.  Respecter l’histoire, tout en lui donnant ma couleur, mes motifs. Lire le reste de cette entrée »

Difficile de trouver des contes de Noël intéressants, assez passionnants pour les raconter.  Pourtant, voilà bien un rayon où il y a de la demande…  Le public est friand d’entendre des histoires dans le temps des fêtes.  Les conteurs et conteuses ont tout intérêt a en avoir quelques uns dans leurs besaces.  Une difficulté s’ajoute : Ce ne sont pas des contes que l’on raconte souvent…

Une fois que l’on a fait le tour des classiques de Beaugrand (« Chasse-galerie », « Fantôme de l’avare »; bon, ces deux derniers se passent au jour de l’an, mais que cela ne nous arrête pas…), d’Andersen (« Petite fille aux allumettes »), de Dickens (« Cantique de Noël »; Scrooge et les fameux trois fantômes), de Van Dyke (« Quatrième roi mage »), il reste moins de choix…

J’oublie probablement d’autres « récits fondateurs » de ce solstice hivernal, mais vous comprenez l’idée : il faut ramer pour se bâtir un répertoire original et apprécié.  Les récits autour de Noël ont été particulièrement christianisés, rendus moralisateurs, ce qui ne correspond pas toujours aux sensibilités contemporaines…   Lire le reste de cette entrée »

Pendant ce temps, dans un tout autre univers…

La semaine dernière, dans un article intitulé « Le transmédia pour expérience », Le Devoir rapportait le battage médiatique entourant la sortie du dernier chapitre de la série de jeux vidéo Assassin’s Creed.

« La constellation de «la foi de l’Assassin» s’est déployée, entre autres, par le biais de bandes dessinées, de romans, de courts métrages […], d’un jeu Facebook, et même de vêtements dissimulant des codes secrets donnant accès à du contenu narratif en ligne exclusif.  Et c’est sans compter l’éventuel jeu pour iPad, annoncé pour la fin de l’année. La magnifique encyclopédie qui paraît ces jours-ci permet également d’embrasser l’ampleur de cette fiction en expansion »

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[NLR : Dans le cadre d’une récente formation avec Bernadète Bidaude, cette dernière nous a proposé de pasticher une recette pour exprimer un sentiment ou dénoncer quelque chose.  Le jeu étant trop tentant, je m’y suis laissé prendre.  Alors que mes collègues y sont allé de Bouillon de colère, Caresses de soleil, Gigot de nostalgie, Tsunamitsu de la peur et autres Gâteau Blockbuster (façon Hollywood),  j’ai choisi de me défouler d’une frustration latente en concoctant un dessert dont je préférerais pourtant que l’on se passe collectivement.  À noter avant qu’on ne me jette des pierres : Il m’est sans doute arrivé de le cuisiner à l’occasion, mais je tente désormais de l’exclure de mon régime…] Lire le reste de cette entrée »

Le week-end dernier, j’ai vécu mon second stage avec la conteuse française Bernadète Bidaude (« Construire un récit à partir de son propre bagage » les 30 septembre, 1er et 2 octobre 2011).  Comme il s’agissait à peu de choses près du même atelier que la première fois (« Chantier d’histoires » du 1er au 3 mai 2009), je présenterai conjointement ce que j’ai appris à ces deux occasions.

À la décharge des organisateurs qui avait prévu ce deuxième atelier comme une suite du premier (qui n’était cependant pas pré-requis), j’étais le seul participant à m’être réinscrit.  Ajoutons à cela le fait que cette fois-ci plusieurs participants n’étaient pas des conteurs.  Difficile de véritablement pousser plus loin…

Cela écrit, c’est une expérience assez curieuse mais pas déplaisante que cette répétition.  À faire essentiellement les mêmes exercices avec des participants différents, à aller collecter des idées d’histoires aux mêmes endroits sous une pluvieuse grisaille automnale (2011) plutôt que sous un soleil printanier (2009), on est forcément amener à comparer.  En même temps, il y a là-dedans à trouver comment conserver un regard neuf, un peu comme de raconter la même histoire à des publics différents, ou encore aux mêmes personnes, mais dans des occasions différentes.  J’ai certainement bénéficié d’un rafraîchissement quant à la conception du conte de notre formatrice.  Cela me permettra, je l’espère, de vous en faire part avec plus de justesse. Lire le reste de cette entrée »

Sur Facebook, à propos du dernier film de la série Harry Potter, j’ai écrit la semaine dernière :

Ce n’est pas toutes les finales qui donnent ce sentiment de « complétude ». Là, ça marche. Tous les principaux personnages font un dernier tour de piste, ce qui permet de dire au revoir. Pas mal tout se règle. Il y a des moments touchants. […] Malgré la somme d’histoire à raconter et les scènes d’action, on arrive quand même à trouver des respirations, des scènes plus intenses (ex: discussion avec un fantôme)… Lire le reste de cette entrée »

Ouf ! Mon dernier billet remonte déjà à la mi-avril…  Faut dire que, depuis, j’écris quand même pas mal… Mais j’écris des contes.  Ou du moins, je lis, j’adapte et j’invente des récits auxquels j’espère conférer des éléments proches du conte.  Évidemment, moi qui favorise habituellement les récits traditionnels, ça m’a amené à me poser des tas de questions sur la possibilité ou non d’inventer de nouveaux contes, ce que ça prend pour que ça en soit, etc. Lire le reste de cette entrée »

[Note: Cette entrée est la suite du billet « Le renouveau du conte… littéraire ». Pour lire la première partie, cliquer ici.]

Le Murmure des contes

L’entrée Wikipedia sur le « Renouveau du conte » en France et le rôle qu’y jouèrent BLS et Gougaud me semble un bon point de départ pour présenter ces « monuments » de notre discipline et l’ouvrage suivant:

« Deux artistes-conteurs encore en exercice, et par ailleurs formateurs de nombreux autres conteurs et conteuses, sont particulièrement importants dans cette période [années 1970-début des années 1980] : Henri Gougaud et Bruno de la Salle. Ils rendent compte de leur parcours, de leur réflexion sur le conte et de leur expérience artistique depuis 1960 dans l’ouvrage d’entretiens paru en 2002 : Le Murmure des Contes. »

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