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Récemment, j’écrivais à mes collègues du Cercle des conteurs des Cantons de l’Est: « Je suis déjà vendu d’avance à Feu blanc. J’adore l’univers d’Éric [Gauthier] et mon conte favori (« Mauvais numéro ») s’y trouve, alors… Intéressant aussi pour l’approche en studio. »

Il me sera donc difficile de faire une critique objective de l’objet… Il est beau, léché. Les illustrations de Tom Fowler sont tout à fait à propos. Les ambiances créées par Étienne Loranger appuient le caractère étrange des histoires, les rehaussant le plus souvent. C’est certain qu’il y a quelque chose de singulier à entendre le conteur seul, parler dans le grand néant (ce que la musique amplifie), alors qu’on s’attendrait à ce qu’un autre membre du public bouge sur sa chaise, émette un gloussement lorsque c’est drôle, etc. Mais rien de cela. Que le silence et la voix (et la musique). On pourrait presque « ressentir » la lueur de la lune.

Y’a de beaux cadeaux dans ce livre-disque, notamment les vignettes de « Quand Lucien est viré fou » (de pures miettes d’humour sarcastique typiquement « gauthierien ») et la très touchante « Lune du programmeur » (on est touché par ce que l’on peut en informatique…). Puis vous connaissez déjà mon conte préféré (que l’auteur vous offre d’ailleurs). Y’a aussi les textes non-enregistrés « L’égaré » (que je découvrais) et « Le roi de la patate » (que je suis ravi d’avoir sous forme écrite et dont les notes de bas de pages sont ici encore du plus pur Gauthier).

Sur une note très personnelle, ce livre témoigne pour moi du chemin que j’ai parcouru depuis 2003 dans l’univers fascinant du Renouveau du conte au Québec… Alors que Terre des pigeons (2002) était pour moi un livre de référence sur le conte urbain par un jeune conteur inconnu que l’on enseignait à l’université, Feu blanc (qui sera aussi enseigné à l’université) est plutôt une oeuvre que j’ai d’abord vue en spectacle et dont j’ai pu observer (à distance) l’accouchement lors de conversations avec son auteur.

Le livre-disque sort en librairie demain.

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Qu’est-ce que j’ai hâte! Je suis énervé comme un ti-gars… Je vais jeter un oeil sur le site de Planète Rebelle pour en savoir plus sur Feu blanc, le livre-CD à paraître du collègue Éric Gauthier et, sur quoi je tombe? Contes et complaintes. Deux voix contemporaines. Soit l’enregistrement du spectacle Faubert-Hindenoch d’il y a deux ans au Festival Les jours sont contés en Estrie! C’est déjà Noël!

Quel beau cadeau nous font les Productions Littorale et les éditions Planète Rebelle! Quel beau cadeau nous avait fait les deux Michel à l’époque! J’ai eu le plaisir d’être dans la salle ce soir-là et j’ai hâte de voir ce qu’ils en ont conservé. Pour moi en tous les cas, c’est un achat incontournable.

Juste d’entendre « La ville de Sarlat » chanté à deux voix sur l’extrait sonore disponible sur le site, j’en ai des frissons (faut dire que depuis la formation avec Hindenoch, « Sarlat » fait partie des berceuses à mes enfants, tout comme « Pour l’amour d’une fille » depuis une formation avec Faubert). Pendant le spectacle, Hindenoch a fait notamment un magnifique conte d’origine géorgienne « L’histoire du chasseur ». J’espère – je présume – qu’il est sur le disque.

Si vous n’y étiez pas, tendez l’oreille, vous ne le regretterez pas. Si vous y étiez, avouez que ça fera de chouettes souvenirs. Sortie prévue le 9 octobre, selon un libraire…

L’expression est de Mario Asselin.  M’y voici.  J’ai ma place, mon espace, ma voix en ligne.  Évidemment, il sera ici question de contes, de musique traditionnelle, d’univers fantastiques… Mais surtout de contes.  De ce que je verrai, entendrai et des pléthores de questions que cela soulèvera sans aucun doute.

En route!